← Articles13 mai 20263 min de lecture

Le mindset pour passer une p*tain de vie : jeux finis vs jeu infini

Diplôme, job, blonde, maison, char — pis après ? Le livre Finite and Infinite Games explique pourquoi courir après des titres transforme ta vie en métro-boulot-dodo, et comment le mindset du jeu infini change tout, surtout dans ta vingtaine.

Aujourd'hui, on parle d'un livre que je trouve essentiel pour les gens dans leur vingtaine qui veulent faire de quoi de leur vie : Finite and Infinite Games de James Carse.

Le pattern que tout le monde suit sans le voir

Dans ta vingtaine, la vie ressemble à une série d'objectifs : travailler fort pour finir tes études → avoir ton diplôme. Travailler fort sur ton CV → avoir le meilleur job. Travailler fort pour rencontrer quelqu'un → avoir la meilleure relation. Ensuite l'augmentation, le meilleur poste, la maison, le char…

Pis à chaque fois que t'atteins un de ces objectifs-là, il se passe la même affaire : un vide. T'as eu ce que tu voulais — pis c'est terminé. Next.

Jeux finis vs jeu infini

Le livre distingue deux types de jeux :

Le jeu fini : tu joues pour gagner. Les règles sont fixes, la fin est claire. L'université, c'est un jeu fini : tu vas à tes cours, tu passes tes examens, t'as ton diplôme — game over. Le but, c'est un titre, une reconnaissance, un statut.

Le jeu infini : tu joues pour continuer à jouer. Les règles évoluent, il n'y a pas de fin. Le but, c'est grandir pis rester dans le jeu. Le jeu infini, c'est ta vie entière.

La clé, c'est pas d'arrêter de jouer des jeux finis — tu vas en jouer plein : le diplôme, la maison, les projets. La clé, c'est de ne pas les confondre avec ta vie. Ce sont des processus qui te font évoluer, pas des destinations finales.

Le piège : devenir une machine dans un système

La société te programme à penser en jeux finis : diplôme, job, salaire, retraite. Toujours en attente de la prochaine chose qui te manque pour être heureux. Pis c'est la manière parfaite d'être malheureux — parce que t'es en permanence dans le mindset du manque.

Le livre a une image puissante pour ça : quand tu fonctionnes uniquement par jeux finis, tu deviens une machine dans un système. T'atteins tes objectifs — diplôme, salaire, maison, blonde, chien — pis là, tu répètes. Plus rien ne t'allume, plus de mission, plus de limites à repousser. C'est exactement là que le métro-boulot-dodo commence : la majorité des gens arrêtent au stade qu'ils visaient, pis deviennent des machines à répéter.

Pis la phrase du livre qui fait frissonner : « lorsqu'une machine fonctionne parfaitement, elle cesse d'exister. » Quand tu deviens parfait dans la répétition, tu disparais.

La vraie valeur, c'est pas l'argent

Quand je parle de « créer de la valeur » dans le jeu infini, je parle pas nécessairement de faire du cash. C'est apporter de la valeur dans la vie des autres, influencer positivement les gens que tu côtoies, apprendre, évoluer. C'est ça, rester dans le jeu.

La question à te poser à chaque décision importante

« Est-ce que ça fait avancer mon jeu infini — ou est-ce que je cours juste après un titre ? »

Est-ce que tu fais tes études pour devenir quelqu'un, ou pour le titre de VP ? Est-ce que tu construis une relation, ou est-ce que tu « acquiers » une blonde ? Est-ce que t'apprends qui tu es, ou est-ce que tu coches des cases ?

T'as pas besoin de tout changer demain matin. T'as juste besoin de voir les deux jeux. Une fois que tu les vois, tu ne joues plus jamais pareil.

Honnêtement : c'est un combat quotidien

Je vais être transparent — moi-même, je travaille encore là-dessus constamment. C'est tellement facile de retomber dans « je vais être heureux quand tout va se mettre en place ». Quand j'aurai fini mes études. Quand j'aurai la maison. Quand j'aurai le poste.

Mais à chaque fois que tu penses ça, tu repousses le moment où tu vis pour de vrai. Tu ne commenceras pas à vivre dans 10 ans. C'est live que tu vis. C'est aujourd'hui que tu prends les décisions les plus importantes de ta vie.

Pis l'objectif final, c'est simple : rendu sur ton lit de mort, pouvoir te dire — « j'ai vécu une vie dont je suis fier, pis c'était MA vie à moi.» Pas celle que la société, la famille ou la culture avait décidée pour toi.